The appli photo sur iPhone.
A nouveau, Jean-Christophe (urbanbike) me fait découvrir une application iOS formidable. Fidèle lecteur de son blog, je me suis aperçu au fil des lectures de ses articles que la plupart du temps, mes goûts s’accordaient aux siens, notamment en termes de fonctionnalités et d’utilisation pour les applications iOS.
Son premier test de 645PRO m’avait déjà fait lever un sourcil. J’ai testé pas mal d’applications photo sur iOS pour finir par revenir vers l’application photo dédiée et l’utilisation de SnapSeed pour essayer d’avoir des choses qui me satisfont en terme de rendu d’image.
La décoration au mur d'un cabinet médical, Lausanne,
2012.
Son deuxième article m’a fait passer le cap1.
J’étais tout d’abord désappointé. L’interface semble complexe au premier abord, en tout cas quand on n’a l’habitude des applications photo sous iOS, où la plupart du temps, les fonctions complémentaires sont cachées (encore qu’il y a pas mal de fonctions cachées dans 645PRO).
Mais en fait, en terme de photo, tout est accessible depuis l’interface de prise de vue. On retrouve là une philosophie qui se rapproche un peu des Rangefinders, avec un bouton = une fonction. Et c’est assez génial d’avoir autant de contrôle sur la prise de vue, sur un iPhone !
Concrètement, quoi de mieux que les applications précédentes ?
J’aime bien le concept de n’avoir qu’à dégager l’iPhone, glisser l’icône ad-hoc et pouvoir prendre ma photo. Après, il me suffit d’éditer ma photo un peu plus tard sur Snapseed et de l’exporter (ou non) vers la Pellicule ou un réseau social.
Mais il n’y a pas de miracle: ce n’est qu’un iPhone (et pas un 4S), ce n’est que du JPEG. La qualité des images dépend beaucoup des conditions de luminosité, et il est difficile de faire des modifications drastiques après le prise de vue. Du coup, les filtres instantanés de 645PRO (assez à mon goût), enregistrent la photo d’une seule manipulation: celle de prendre la photo.
L’autre avantage, comme le signale Jean-Christophe, est de pouvoir enregistrer l’équivalent du RAW de l’iPhone et de l’éditer à distance sur Lightroom, par exemple.

Pause café, Lausanne, 2012.
Le côté “toujours prêt”, dans l’idée que le meilleur appareil est celui que vous avez sur vous (cf. Chase Jarvis), est du coup très séduisant. Couplé au rendu noir et blanc H5, cela me permet par exemple de continuer à documenter la vie du petit hôpital dans lequel je travaille en restant très très discret2, dans un esprit très “reportage” (je ne sais pas encore ce que je vais faire de ce projet).
Hélas ! Le rendu direct des effets (en ce qui me concerne, H5 par exemple) demande beaucoup de ressources à mon (vieil?) iPhone 4, rendant l’expérience beaucoup moins plaisante.
J’avais un peu laissé de côté l’application, jusqu’à ce qu’il me prenne l’idée de relire le premier article sur Urbanbike: et bien oui, il y a une option pour désactiver ce rendu, et qui m’a permis de recouvrer la rapidité perdue.
J’imagine que le problème n’apparait pas sur les appareils plus récents que le mien.
Bref, l’application est passée sur ma première page. Je suis séduit, et je dois encore expérimenter avec les RAW à développer dans Lightroom, et apprendre à jouer avec la taille de ces fichiers.
À suivre, donc.